Randonnée aquatique, intégralement et copieusement arrosée, le dimanche
7 décembre, au départ d’Aujeurres (52). Heureusement, chacun(e) avait
prévu le scaphandre adéquat pour se protéger. Nous avons évolué sur le
plateau entre flaques et nuages, tandis que les chevreuils fuyaient
devant nous. Puis nous sommes descendus dans la vallée de la Vingeanne,
enviant les vaches et les veaux, bien au sec dans leurs étables, avant
de remonter au village d’Aprey. Ignorant un chasseur isolé, nous avons
rejoint le sentier des gorges de la Digeanne, dont les falaises – dans
cette ambiance humide – faisaient comme deux grandes vagues figées
devant Moïse, le ruisseau glougloutant à nos pieds. Revenus sur la
piste, nous avons dû affronter un gué périlleux à l’eau garantie glacée
par quelques-un(e)s, avant d’atteindre le havre précaire (mais sec) d’un
pont sous l’autoroute A31. Ignorant derechef une pleine cabane de
chasseurs, nous avons choisi d’abréger le parcours officiel, pour
regagner Aujeurres, la tête dans les nuages (au sens propre), en passant
par la lugubre chapelle Saint-Georges, tous en grande hâte de se sécher.
Un circuit nébuleux sur un terrain détrempé : voilà le résumé de la
randonnée du samedi 20 décembre, au départ de Norges. D’emblée le
pittoresque chemin de planches, au dessus des marécages de la Norges,
s’est avéré hautement casse-gueule, une vraie patinoire, heureusement
négociée avec brio par l’ensemble du groupe. Pour la suite, tout aussi
instable et boueuse à souhait, nous avons fait confiance à Jean-Claude
pour nous guider, en l’absence de tout point de repère dans le paysage.
Nous avons effleuré Bretigny pour rejoindre Clénay, puis sa forêt
domaniale. Là, nous avons raccourci le circuit pour éviter de cheminer
sur une départementale rectiligne et dangereuse. Au sortir de la forêt,
la voie romaine nous attendait pour mettre le cap plein sud, longeant
d’anciennes sablières, en marge desquelles nous avons pique-niqué et
partagé moult gâteries. Au retour, la brume s’était levée et transformée
en un plafond nuageux bas, balayé par une petite bise désagréable, qui
nous a incités à accélérer le rythme pour rejoindre Norges en tout début
d’après-midi.

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