Mis à part les températures, douces, et la végétation, opulente, nous aurions pu nous croire en début d’hiver, avec un léger crachin et un plafond bas et brumeux, qui léchait les ailes du moulin de Montceau-et-Echarnant. Nous nous sommes lancés dans une traversée de la forêt communale, par des lignes d’abord boueuses mais larges et même tondues, avant de rejoindre d’autres plus oubliées et envahies de végétation baveuse et dégoulinante. Il a même fallu franchir une ancienne clôture pour atteindre la source de Jessan et poursuivre par une combe moussue, riche en orties. Revenus sur le plateau, nous avons traversé la large clairière herbeuse de « Plaine Chaume », perdue au milieu de centaines d’hectares de forêt. Après avoir croisé un courageux groupe d’enfants et parents d’élèves de Bligny-sur-Ouche, nous avons atteint des tas de troncs, bienvenus pour le pique-nique. De là, une large piste nous a emmenés plein nord jusqu’à Echarnant, ses ruines et son église templière restaurée (XII° siècle). Un petit crochet jusqu’à la ferme des Levées, nous a permis de constater que l’élevage de porcs en plein-air qui produisait de si délicieuses charcuteries, n’existe plus. Une nouvelle piste nous a ramenés en forêt et à une pancarte « Grotte du Maquis ». Après un vote démocratique, nous avons choisi d’aller la voir, via des lignes très boueuses et glissantes. De fait, la grotte était décevante et il a fallu rejoindre notre itinéraire par d’autres lignes forestières, envahies de végétation, voire de ronces. Revenus sur notre piste (ouf !), il ne restait plus qu’à rentrer aux voitures, à travers un village comme déserté de ses habitants. Au final, une rando un peu plus longue que prévue, très humide, mais bien agréable. Il ne reste plus qu’à tout faire sécher…