Dimanche 3 septembre – Parc des volcans
Pour un début, nous avons choisi les volcans les plus jeunes, au départ de la Maison du Parc des Volcans, château de Montlosier. La forêt exhalait en brume l’orage de la veille, offrant de beaux effets de soleil et d’ombre. Après avoir contourné le cratère forestier du Puy de Vichatel, nous avons traversé, toujours en forêt, un secteur d’anciennes coulées de laves, les « cheires », constellé de trous et de bosses. Après un détour par la grotte de Ribbe Haute (décevante), nous avons rejoint la base du Puy de la Vache (ancienne carrière de pouzzolane) et sa longue ascension par des marches inégales. D’en haut, la vue était fabuleuse, tant vers le massif du Sancy au sud, que vers le Puy de Dôme, au nord. Une descente rapide du flanc nord nous a menés à l’escalade du Puy de Lassolas voisin, où nous avons pique-niqué, sur la crête du cratère, largement éventré vers le sud. La descente, délicate dans la pouzzolane glissante, nous a conduits à une agréable piste forestière, afin de contourner le majestueux Puy de Pourcharet. Enfin, un long sentier, toujours en forêt, évitant les Puys de Montjuger et de Montchal nous a ramenés à la Maison du Parc, que nous avons visitée. Au final, un parcours sinueux et presqu’exclusivement forestier, qui a constitué une belle entrée en matière et une introduction au volcanisme local.
Lundi 4 septembre – Tour de la réserve naturelle de Chaudefour
Un très beau circuit, autour d’une réserve naturelle protégée. Après une longue ascension forestière, nous avons atteint un replat herbeux et venté qui marquait le début de la ligne de crêtes : Puy des Crebasses (1762 m), Puy de Cacabogne (1784 m), entre autres, avant d’atteindre le col des Cabanes (1781 m). Après nous être longuement interrogés (il était l’heure de manger), nous avons quand même poursuivi jusqu’au sommet du Puy de Sancy (1885 m). En montant, nous nous sommes trouvés aux premières loges d’une évacuation sanitaire en hélicoptère. Après être redescendus au col, nous avons pique-niqué tardivement en plein cagnard. Nous sommes repartis en contournant le Puy Ferrand et en passant par le Puy de la Perdrix (1824 m), avant d’entamer une longue descente herbeuse, symétrique à la montée du matin. Celle-ci nous offrit de belles vues sur la station de Super-Besse et les monts du Cantal, au loin. L’arrivée vers le fond de vallée s’est avérée délicate, le chemin étant constitué de gros blocs souvent branlants. Les pauses successives, auprès du ruisseau, puis de la source ferrugineuse Sainte-Anne et, enfin, de la cascade de Pérouse, l’ont heureusement agréablement tempérée. Nous étions vannés, mais comblés !
Mardi 5 septembre – Les crêtes du Mont-Dore
Un temps brumeux et pas mal venté nous a rendu très supportable la longue montée du Puy de la Tâche (1632 m), à partir du col de la Croix-Morand (1403 m), ainsi que l’enfilade des crêtes successives, jusqu’au Puy de l’Angle (1740 m). Ce cheminement nous a offert de très belles vues, vers notre circuit de la veille ou vers la vallée du Mont-Dore. Le tracé initialement prévu étant fermé, il nous a fallu faire un large détour par la lande, pour rejoindre la Grande Cascade, agréable but de promenade des curistes. De là il ne restait plus qu’à descendre en forêt (pique-nique), jusqu’au-dessus du Mont-Dore. Après avoir traversé les faubourgs, nous avons rejoint le beau cimetière paysagé de Prends-Toi-Garde. De là, le tracé s’est avéré plus pénible, mixant goudron et pistes empierrées pour terminer par le bord de la route aux abords du col. Nous avons croisé là de nombreux militaires, par petits groupes sac au dos, dont certains s’entraînaient à descendre en rappel, le long de la cascade du Queureuilh.
Mercredi 6 septembre – Autour du Puy de l’Aiguiller
C’est notre logeur, M. Pellissier, qui nous avait décrit ce circuit, en partie non balisé, qui présentait l’avantage de partir directement du gîte. Claudine est restée se reposer, ce jour-là. Nous avons d’abord emprunté le GR4, par le Puy de la Védrine, offrant une vue magnifique sur la ligne des Dômes, vers le nord. Sortis du Bois de Pessade, nous avons suivi une ancienne trace d’engin agricole, jusqu’à rejoindre le Puy de l’Aiguiller (1529 m), au prix de plusieurs franchissement de doubles clôtures électriques (en mode roulade latérale ou à la commando). Toute cette zone constitue une estive, où les troupeaux de vaches sont laissés en liberté. Du sommet, en apparence insignifiant, se déployait pourtant une vue magnifique sur l’ensemble du massif du Sancy, nous permettant de lire à distance notre circuit de la veille. Rendus insatiables par cette vue, nous avons poussé jusqu’au sommet du Puy de l’Ouirle (1509 m, mais raide), pour une vue réellement à 360°, y compris vers l’ouest, surplombant les Roches Tuillière et Sanadoire, ainsi que le lac de Guéry (pique-nique en plein cagnard, là-aussi). Nous sommes alors revenus sur nos pas pour emprunter le GR30 jusqu’au lac de Servières (maar ou lac de cratère, circulaire et limpide, peuplé de canards piscivores).
Jeudi 7 septembre – Le lac de Guéry et la Banne d’Ordanche
La haute silhouette de la Banne d’Ordanche (1512 m) était au programme du jour, au départ du parking du col de Guéry. Après un aperçu lointain sur le lac, nous avons emprunté la piste d’accès à la ferme du Puy May, avant d’obliquer vers le nord jusqu’au sommet du Puy Loup (1481 m), dévoilant une large vue sur les hauts plateaux des marges de la Creuse et de la Corrèze, vers l’ouest, peuplés de nombreuses éoliennes. Après nous être confrontés à une vache salers querelleuse, qui ne voulait pas nous céder le passage, nous avons suivi une crête herbeuse, jusqu’à escalader la Banne d’Ordanche, dont la table d’orientation était couverte de fourmis volantes. De là, nous avons décidé d’agrandir notre circuit, en descendant l’arête occidentale jusqu’à une route, qui nous a permis de rejoindre un large chemin forestier, au-dessus de La Bourboule. Après le pique-nique, nous nous sommes lancés à l’assaut du Puy Gros (1485 m), pour rejoindre, à travers un curieux paysage de steppe herbeuse, la forêt puis le lac de Guéry. Ces sentiers aériens, nous ont offert de larges vues à 360°, vers le massif du Sancy, et, là-encore, nous avons pu reconnaître de loin, les sentiers parcourus les jours précédents, loin de l’autre côté de la vallée du Mont-Dore. Un bon récapitulatif !
Vendredi 8 septembre – Autour du lac de Chambon
Les forces faiblissaient et nous avons choisi ce circuit court et sans difficultés, improvisé la veille, pour notre dernier jour. Nous avons d’abord longé le lac, vers l’ouest, jusqu’au village de Chambon-sur-Lac (belle chapelle romane dans le cimetière), avant d’attaquer le versant nord de la vallée, très sec et caillouteux. Après avoir frôlé la motte féodale de Varennes, nous avons atteint la Dent du Marais, haute colonne de lave abrupte, dotée d’une légende médiévale qui nous a beaucoup amusés (une bergère s’étant jetée dans le vide pour échapper à un viol, a été miraculeusement sauvée ; elle a voulu recommencer l’exploit « pour la frime » et s’est écrasée en bas). Après avoir traversé la grande route de Clermont-Ferrand, nous sommes redescendus vers le château de Murol, au pied duquel nous avons pique-niqué. Après avoir brièvement visité Murol et pris un café en terrasse, nous avons rejoint le lac en contournant l’ancien volcan boisé du Tartaret. Il ne restait plus qu’à faire quelques emplettes (fromages, Gentiane), avant de regagner le gîte.